Sécurité : Les besoins sont de plus en plus importants

07/01/2010 21:19

 

La menace terroriste, dont le dernier exemple remonte au temps des Fêtes avec l’attentat raté de Détroit, et la hausse des mesures de sécurité dans les lieux publics font l’affaire des agences et des centres de formation de gardiens de sécurité, qui peinent à répondre à la demande.

 

Tous les intervenants contactés s’entendent pour dire qu’il y a eu une augmentation des des admissions dans les programmes depuis trois ans et une hausse des effectifs sur le terrain.

 

À l’école professionnelle de sécurité Pierre Touzin, le propriétaire a formé le triple d’agents cette année par rapport à son ouverture, en 2006.

 

«De plus en plus de gens veulent être gardiens de sécurité», dit celui qui possède également l’agence de sécurité Les hôtes de Montréal.

 

Financé par Emploi-Québec, le programme de sécurité à l’Institut Grasset a quant à lui le double d’élèves depuis 2007.

 

«Emploi-Québec sait que le besoin est là. On a donc maintenant deux groupes de 20 étudiants par année plutôt qu’un, comme entre 2003 et 2006», détaille le directeur du programme de sécurité, Edgar Castro.

 

Selon lui, il y a aujourd’hui plus de choses à superviser et à contrôler lors d’événements d’envergure. «Avant, on n’avait besoin que d’une ou deux personnes, et maintenant, on peut déployer six agents pour le même événement», ajoute-t-il.

 

«Le contexte international fait en sorte que les demandes augmentent. Pour notre part, on a renforcé de 15 % nos effectifs sur le terrain», a confirmé M. Touzin, croyant que la sécurité est une préoccupation de plus en plus ancrée dans les mentalités.

 

Le directeur des services spéciaux à l’agence Kolossal, Normand Lavictoire, abonde dans le même sens. «La conscientisation est de plus en plus accrue», indique celui qui a vu le personnel de son entreprise bondir de 20 % depuis les cinq dernières années.

 

Stabilité du domaine

Le domaine des agents de sécurité n’est pourtant pas autant en ébullition qu’on pourrait le croire, selon l’économiste au Centre d’étude sur l’emploi et les technologies à emploi-Québec, Richard Legris.

 

Même s’il a connu une croissance de 30 % entre 2000 et 2001, en passant de 21 000 à 28 000 postes, le milieu a plafonné à partir de 2003.

 

D’après ses données, il connaîtra une croissance modérée jusqu’à 2013, en raison, notamment, des remplacements reliés à la retraite, mais aussi du taux de chômage.

 

À Montréal, en 2008, 8000 travailleurs exerçaient le métier d’agent de sécurité.

 

Source de l’article : Canoe